Mentir sur son CV : est-ce vraiment utile ? – Le Figaro

Pour trouver le poste idéal, on peut être tenté d’embellir son CV. Une pratique assez courante, selon Franck Boissin, directeur au sein du cabinet de recrutement Hudson, qui affirme que parmi ceux qu’il reçoit, «plus d’un cv sur deux est maquillé». Sur quoi triche-t-on le plus souvent ? «Dans les domaines du marketing ou de la vente, on remarque souvent des imprécisions sur les résultats obtenus, qui peuvent être moins bons que ceux indiqués, confie Franck Boissin. Dans les autres secteurs, c’est souvent la pratique et la connaissance des langues qui sont embellies. Mais ce qui compte, c’est d’identifier le profil du poste à pourvoir.

En effet, vous n’aurez pas en face de vous le même type de personne, que ce soit pour une place de comptable, rigoureux et précis, ou pour un commercial qui aura tendance à enjoliver les choses». Selon une étude parue en septembre dernier, de l’Institut Florian Mantione, réseau international de conseil en ressources humaines, «si l’on considère toute la palette des mensonges possibles, on peut estimer que la majorité des CV sont trompeurs. Mensonges… ou habiletés, car il existe une différence entre enjoliver et mentir».

Trois tromperies principales existent selon l’Institut, «les responsabilités réelles, le motif de départ d’une entreprise et la durée réelle des emplois successifs». Pourquoi ce recours au mensonge ? Parmi les raisons invoquées par les candidats, on trouve : «la concurrence est plus exacerbée», «il faut bien se vendre», et «les employeurs aussi ne disent pas toujours la vérité».

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